Décembre   Dès 8 ans

Opérette

LE 66 !

Création 2020 - Le Palazzetto Bru Zane
Durée 1h

Faites vos jeux, rien ne va plus ! Quand Frantz pense avoir gagné à la loterie, sa bonne fortune lui monte à la tête. Coup de chance, vraiment ? Et si les dés étaient pipés…
D’intrigue en coup de bluff, Le 66 ! revisite la fameuse opérette d’Offenbach, jouant la carte de l’extravagance et de l’humour : bonne pioche !

D’après l’oeuvre de Jacques Offenbach.

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NOTE D’INTENTION

En 1856, l’opérette Le 66 ! permettait à Offenbach de déployer son sens bien connu de la satire, mais sur le mode rare de la tendresse.

Deux tyroliens promis l’un à l’autre, Frantz et Grittly, voyagent à pied vers Strasbourg pour porter secours à la sœur de Grittly. Celle-ci vient en effet d’être laissée veuve, son mari Berthold étant mort en mer alors qu’il rentrait d’Amérique. Les deux jeunes gens chantent sur leur chemin pour gagner leur pain, quand Frantz révèle à Grittly qu’il a acheté un ticket à la loterie de Vienne. Survient un colporteur, ou marchand ambulant, qui connaît le résultat du tirage. Frantz a gagné cent mille florins grâce à son numéro : le 66 ! Sa fortune est faite. Il court à la ville la plus proche se parer de riches atours, grâce à l’avance du colporteur. Quand il revient, Grittly ne le reconnaît pas. Il se vexe. La dispute s’enfle jusqu’à ce que Frantz assène qu’il épousera un bon parti. Justement, le colporteur, qui le lui a conseillé, arrive. Frantz lui demande une carriole, pour rattraper Grittly. Cette fois il faut une garantie de paiement. Frantz tend donc son ticket gagnant… sauf qu’en fait du numéro 66, il s’agit du numéro 99 ! Frantz avait mal lu. Il est ruiné et prêt à en finir, sous les yeux désolés de Grittly. Alors le colporteur se démasque : il n’est autre que Berthold, le beau-frère en fait rescapé qui, les croisant sur la route de Strasbourg, a eu l’idée de leur jouer ce tour. Grittly et Frantz peuvent s’épouser, ce dernier désormais prévenu des dangers de l’opulence.

Tendresse, car jamais Offenbach ne tourne ses personnages en dérision. La musique qu’il leur écrit les sert et les cerne avec affection. Ils illustrent de tout cœur ce petit conte très moral… mais monté sur des ressorts improbables, et teinté d’un folklore retentissant. Ainsi nous livre-t-on une leçon « sérieuse » dans un emballage de pure parodie. Parodie des pastorales aux personnages naïfs ; variation comique sur le registre champêtre, où la simplicité et le bon sens sont portés aux nues, et condamnés, la passion du jeu, l’appât du gain. Ces contrastes ont de quoi nous laisser troublés, comme à l’écoute des ensembles de la pièce : petits bijoux musicaux réjouissants en soi, mais qui pastichent le « grand opéra », Rossini en tête. Ou en considérant le personnage de Berthold, qui semble plus tenir du démon tentateur que de l’oncle bienveillant.

Bref, avec Le 66 !, Offenbach et ses auteurs jouent. À chatouiller les codes, à jongler avec les références, à subjuguer le public, qui ne sait plus à quoi se fier. Tant mieux alors, entrons dans le jeu à notre tour. Ainsi le spectateur, petit ou grand, entrant dans la salle, se verra distribué les numéros d’une loterie – celle de Vienne, bien sûr – dont le tirage aura lieu tout au long du spectacle. À la clé, des lots, ou une invitation à monter sur scène pour tenter sa chance à la roue de la fortune ou au bonneteau. Car la participation du public dans son ensemble, sera demandée : applaudimètre, questions/réponses et récompenses lancées à la volée, les occasion de s’exprimer ne manqueront pas. S’embarquer dans cette expérience, c’est ressentir l’adrénaline du ticket à gratter, frissonner à l’idée du hasard qui fait basculer. On fournira ce cadre dans lequel jouer est un possible, tout en respectant la liberté de ne pas s’y engager, de ne pas adhérer.

Pour accueillir tant de pions, l’espace se transforme en véritable boîte à jouets, dévoilant d’insoupçonnables ressources. Mais aussi en plateau de jeu, sur les cases duquel se lit le parcours des joueurs principaux, les trois comédiens/chanteurs, et les trois instrumentistes.

On interrogera donc à loisir la vaste notion de jeu, de celui auquel se livre Frantz et qui engage la chance, à celui qui engage les corps sur le théâtre ou dans un bras de fer. Spectacle ludique à double-fond, intégrant sa part d’imprévu, on s’amusera autant qu’Offenbach lui-même à explorer les formes, les valeurs, et les potentialités.

Victoria Duhamel, metteure en scène

Tarifs par personne

Plein > 17 €

Adhérent Très Tôt Théâtre > 8 €

Enfant – 12 ans > 8 €

Réduit > 10 €

Plus d’infos >

TOUT PUBLIC
!!! changement d’horaire sur ces séances
Jeu 17 déc 19h
Ven 18 déc 19h

Réserver

SCOLAIRES
Jeu 17 déc 14h30

Co-organisation :  Très Tôt Théâtre, Théâtre de Cornouaille

La compagnie a fait une vidéo spécialement pour VOUS à l’occasion de sa venue à Quimper !
UN OBJET QUI RACONTE LE SPECTACLE…

Opérette en un acte.
Paroles de Philippe-Auguste-Alfred Pittaud de Forges et Laurencin.
Musique de Jacques Offenbach.
Représenté pour la première fois à Paris, au Théâtre des Bouffes-Parisiens, le 31 juillet 1856.

DISTRIBUTION

Berthold, bateleur Paul-Alexandre Dubois

Frantz, jeune tyrolien David Ghilardi

Grittly, jeune tyrolienne Lara Neumann

Rozenn Le Trionnaire clarinette

Lucas Perruchon trombone

Martin Surot piano

Victoria Duhamel mise en scène

Guillemine Burin des Roziers scénographie

Emily Cauwet-Lafont costumes

Félix Bataillou lumières, régie générale

 

Production Bru Zane France

Coproduction Festival d’Avignon, Théâtre de Cornouaille – Scène nationale de Quimper, Maison de la Culture de Bourges, La Ferme du Buisson, Théâtre Montansier | Versailles, Opéra de Tours, Opéra de Toulon, L’atelier lyrique de Tourcoing, Centre d’Art Vocal et de Musique Ancienne – CAV&MA | Namur

Sur une idée du Palazzetto Bru Zane – Centre de musique romantique française

 

 

 

 

 

 

La BOITATOU du spectacle à destination des enseignants, animateurs et des professionnels de l’enfance et de la petite enfance !