Décembre   Dès 10 ans

Théâtre & concert rock

SONGE !

Création 2019 - Cie Florence Lavaud
Durée 1h

Entre fulgurances rock, poésie slamée et rêverie silencieuse, Songe ! bouscule nos perceptions : rêve ou réalité ?
S’il s’inspire de Puck, personnage de Shakespeare, c’est bien dans le monde et les aspirations d’aujourd’hui que s’enracine ce conte moderne, fougueux, joyeux qui nous rappelle qu’il est urgent d’aimer… et de rêver.

Compagnie déjà accueillie avec « Symphonie pour une Plume ».

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Á propos de Songe !

Avec Songe !, très librement inspiré du Songe d’une nuit d’été de William Shalespeare, Florence Lavaud retrouve le monde des illusions, du merveilleux, et puisera dans la multiplicité de lectures possibles propre au conte.

C’est l’occasion magnifique de prolonger la rencontre avec le compositeur Benoit Menut, avec qui elle a créé Symphonie pour une plume en 2016, mais cette fois dans un autre registre musical : lui qui vient de la musique savante composera pour Songe! une partition rock, nourrie de la musique des années 70.

Songe ! évoquera la poésie du monde. La pièce de Shakespeare est, pour Florence Lavaud, contemporaine : il y est question d’amour, de mariage forcé, des dieux, d’être acteur du monde ou d’en être spectateur…

Florence Lavaud a choisi de l’adapter en confiant l’écriture à Marco Codjia et Souleymane Diamanka, deux poètes / slameurs, pour ne garder que les thèmes qui lui sont chers, et proposer une mise en scène qui emprunte au concert rock un rapport immédiat avec le public, au temps présent. Les concerts de musiques actuelles abolissent le 4ème mur ; les artistes et le public vivent l’acte artistique à l’instant T.

Songe ! sera construit en une série de tableaux : les amours impossibles, l’empêchement, les fées, la force de la nature…

Les quatre interprètes, un comédien et trois musiciens, deux hommes et deux femmes, Jérémy Barbier d’Hiver, Igor Quesada, Laura Odella, et Laurène Pierre-Magnani, porteront ensemble les personnages : les amoureux, Puck, Obéron… Ils seront des voix, mais également des corps, car les mouvements, les déplacements dans l’espace scénique, et les silences, ont autant d’importance que les mots dans le théâtre très visuel de Florence Lavaud.

La scénographie sera essentiellement une scénographie de lumière avec un découpage de l’espace qui doit permettre au public de voir les musiciens. Les costumes seront contemporains, et permettront une lecture plurielle par le public : tour à tour homme, puis femme, neutre puis décalé… la piste des costumes qui se transforment, se modifient rapidement sera étudiée.

Songe ! sera un spectacle onirique, joyeux, dynamique, adoptant un langage parlé imagé et musical propre au slam, à la chanson rock, avec en ligne de mire les jeunes générations.
Le titre Songe ! avec le point d’exclamation souligne la vitalité, la fougue de la jeunesse, et pourquoi pas l’entendre comme une injonction ?!

 

Par les auteurs
 Marco Codjia
 et 
Souleymane Diamanka

Le slam est un enfant des contes et des conteurs, un enfant qui a grandi dans une ville moderne, individualiste et cosmopolite.
En tant que slammeur, j’essaie de transformer les limites de mes amours, de ma pensée et de mes rêves en matière poétique «transcendée».

Cette matière, nous l’avons tous en nous, et il appartient notamment au poète de la dire.
« Le songe d’une nuit d’été » est comme un soleil dans le monde, l’idée de travailler, de me pencher sur ce soleil me parait à la fois paradoxale et bouleversante.

La beauté qu’il recèle n’a pas besoin de moi pour envahir l’espace. Pourtant, j’ai l’ambition d’ajouter une autre vision au « Songe » basée sur ma pratique Slam.
Il s’agit aujourd’hui, pour mon camarade Souleymane et moi-même de « vivre le songe » pour le raconter.

Pas de le traduire à des adolescents, loin du texte ou de sa langue, pas de le transformer, pas de le rendre plus accessible. Il faut le dire.
Tout le monde mérite de rencontrer cet astre au moins une fois et m’imaginer comme un « passeur de Shakespeare » me rend très heureux.

Marco Codjia (avril 2018)

 

Pourquoi la rencontre entre le Slam et le Théâtre te séduit ?

La rencontre entre le Slam (ou la poésie parlée) et le théâtre me séduit car le théâtre donne une dimension autre à l’oralité et la sublime en la mettant dans l’espace.

La poésie parlée telle que je la pratique est le fait de dire un texte que l’on a écrit et appris par cœur avant de le clamer face à un auditoire avec ou sans musique. Il n’y a pas de mise en scène à proprement parler, l’émotion naît du thème abordé, de l’agencement du son et du sens des mots, du timbre de voix, de l’interprétation, de la sincérité, des figures de style, des « punchlines »… Ce qui m’intéresse dans la rencontre avec le théâtre c’est de mélanger cette poésie là avec la poésie de la mise en scène, la poésie du déplacement juste, la poésie d’une création lumière, la poésie des silences et des sons en tant que matières, la poésie des images, la poésie des gestes…

Le Slam et Le Songe ?

Le Songe et le Slam vont se rencontrer par la voix d’un comédien et cela est d’autant plus intéressant, il va être la passerelle humaine entre ces deux mondes qui vont se nourrir l’un l’autre pour créer quelque chose d’unique. Le Slam c’est l’art de faire « claquer » les mots et le Songe c’est une histoire qui claque. Le mélange des deux va se faire naturellement.

Toi et le songe ?

Shakespeare est le parfait trait d’union entre la poésie et le théâtre, il nous montre avec son œuvre qu’une plume peut se promener dans les deux univers. Il y a longtemps que j’avais envie de travailler sur une
« adaptation » d’une oeuvre de Shakespeare, un de mes projets s’appelaient « Othello du ghetto, tragédie-gréco-urbaine », un genre de « comédie musicale slamée ».

« Le Songe ! » est lié à ma rencontre avec Florence Lavaud, j’avais survolé le livre il y a longtemps, elle m’a donné envie de me replonger dans cette histoire qui a un coté conte que j’affectionne beaucoup, avec ses personnages dotés de pouvoirs et cette fameuse fleur magique.

Comment toi poète… Tu souhaites approcher la jeunesse avec cette création ?

Le thème de l’amour impossible est universel et intergénérationnel, c’est un thème qui parle à tout le monde et aux jeunes en particulier. Le thème de l’amour, et tous ses méandres sentimentaux, est au cœur de leurs préoccupations à cet âge là, sans qu’ils aient forcément les mots pour l’exprimer. Avec cette création je veux approcher la jeunesse avec sa propre poésie, j’anime énormément d’atelier « d’oralittérature » auprès du jeune public et j’aime assister à leurs fulgurances et à leurs trouvailles langagières. J’aime aussi trouver les mots pour les émouvoir et les motiver à créer en leur disant que leur parole est unique et si elle est unique c’est qu’elle est importante.

Souleymane Diamanka (avril 2018)

 

TOUT PUBLIC

  • Mer 18 déc 20h

Réserver

SCOLAIRES

  • Mer 18 déc 10h

Organisation : Très Tôt Théâtre, Théâtre de Cornouaille

Tarifs par personne

Plein > 17 €

Adhérent Très Tôt Théâtre > 8 €

Enfant – 12 ans > 8 €

Réduit > 10 €

Plus d’infos >

Adaptation, réécriture et mise en scène : Florence Lavaud
Écriture : Marco Codjia
Écriture : Souleymane Diamanka
Composition musicale : Benoît Menut
Composition musicale : Igor Quezada
Interprétation : Jérémy Barbier d’Hiver
Interprétation (Batterie) : Laura Odella
Interprétation (Basse) : Laurène Pierre-Magnani
Interprétation (Guitare) : Igor Quezada
Création lumières : Benjamin Nesme
Création sonore : François Weber
Scénographie : Gala Ognibene

 

Les partenaires

Production : Cie Florence Lavaud
Coproduction : Scène nationale du Sud-Aquitain, Bayonne – L’Odyssée – Scène conventionnée d’intérêt national « Art et Création », Périgueux – Théâtre des Quatre Saisons, Scène conventionnée Musiques, Gradignan – OARA (Office Artistique de la Région nouvelle Aquitaine). Avec le soutien de : SPEDIDAM – Le Théâtre de Nîmes – L’Empreinte, Scène nationale Brive / Tulle – Théâtres en Dracénie, Scène Conventionnée dès l’enfance et pour la danse, Draguignan – Cie de l’Oiseau-Mouche, Roubaix.
La Compagnie Florence Lavaud est conventionnée par le Ministère de la Culture et de la Communication (DRAC Nouvelle Aquitaine), subventionnée par la région Nouvelle Aquitaine, le Conseil départemental de la Dordogne et l’agglomération du Grand Périgueux. La Cie Florence Lavaud est depuis de nombreuses années, en compagnonnage avec l’Odyssée, Scène conventionnée d’intérêt national  » Art et Création  » – Institut national des Arts du Mime et du Geste.
La Compagnie est installée au Lieu, en Dordogne. Espace permanent de création et d’accompagnement, le Lieu, sous la direction de Florence Lavaud, est devenu est en 2013 Pôle de création pour l’enfance et la jeunesse.

Avec le soutien de l’OARA

D’autres infos sur le spectacle et la compagnie → Dossier artistique

Pour préparer la venue au spectacle → Dossier Accompagnement du Jeune Spectateur